Burn out : L'avis du Président du GBO, Dr Paul De Munck

Date: 
Mardi 19 Mars 2019

Le burn-out guette les généralistes

Souvent synonyme de surcharge de travail pour les médecins généralistes, l’épidémie de grippe peut parfois être la goutte qui fait déborder le vase de l’épuisement. Le burn-out, « bien que difficile à objectiver est pourtant réel et bien présent chez les médecins généralistes, et les soignants en général », souligne Paul De Munck, président du Groupement belge des omnipraticiens (GBO). La pénurie de généralistes en serait, selon lui, le principal facteur.

Outre les mesures politiques nécessaires, l’une des pistes de solution avancées par le syndicat de médecins est de favoriser le travail en groupes. Le médecin Manoël le Polain ne dit pas autre chose : lui, qui s’est spécialisé dans la prévention du burn-out ces dernières années, a choisi d’appliquer cette stratégie à son propre cabinet, en ayant régulièrement recours à des assistants. « Le meilleur antidote au burn-out, c’est de travailler ensemble », assure-t-il.

Le GBO encourage également les médecins à avoir leur propre médecin généraliste, ce qui est loin d’être la norme. « Car avant de se faire soigner, il faut déjà être diagnostiqué… Ce qui n’est pas toujours facile à faire pour soi-même, a fortiori si on souffre déjà d’épuisement », ajoute son président.

Thierry Van Der Schueren, secrétaire général de la SSMG, confirme : « Beaucoup de médecins mettent des patients en incapacité de travail qui sont en meilleur état qu’ils ne le sont eux-mêmes… »

Pour prendre soin de ceux qui prennent soin des autres, l’Ordre des médecins a lancé, en octobre 2016, la plateforme « médecins en difficulté » ; une ligne d’écoute gratuite pour les médecins faisant face à des problèmes d’ordre psychosocial.

Le Soir, 15 mars 2019