Communiqué de presse- Réaction du GBO sur l'étude menée par l'Agence Inter Mutualiste

Date: 
Mardi 12 Décembre 2017

Réaction du GBO sur l'étude menée par l'Agence Inter Mutualiste

Le GBO  accueille avec beaucoup d’intérêt l’étude qui a été menée par l’Agence Inter Mutualiste (AIM) en vue d’une réactualisation de l’excellent rapport qui avait été émis par le KCE en 2008.
Ce rapport était, à juste titre, de moins en moins cité car jugé obsolète par nombre d’observateurs. Selon l’étude de l’AIM, il est donc toujours démontré que les deux systèmes de paiements ont pleinement leur place dans le paysage de l’ambulatoire en Belgique.
Tant au nord, qu’au sud, tant dans les villes autant que dans les campagnes, il s’agit d’un des modèles d’avenir qui a le grand avantage de rassembler sous un même toit de nombreux professionnels de première ligne. On pense naturellement aux médecins, kinésithérapeutes et infirmiers qui sont au forfait ; mais aussi à l’accueil, au personnel administratif, aux psychologues, aux assistants sociaux, etc.
Attirant prioritairement des populations plus vulnérables, il n’en reste pas moins un modèle d’organisation de soins universel, et qu’une grande mixité sociale au sein de la même pratique de soins génère également de la solidarité entre les patients.
Le GBO se bat depuis des années, pour des formes alternatives de financement et complémentaires au financement à l’acte. C’est ce que l’on retrouve dans les 5P du programme du GBO : le paiement à la prestation (qui représente pour les praticiens à l’acte environ 80% de leurs revenus), le paiement  à la pratique (impulséo II et III), le paiement par patient  (DMG, TDS ), le paiement au prestataire (accréditation, statut social, HD… ) et le paiement à la performance.
La pratique au forfait à la capitation représente donc aussi,  dans de nombreux cas, une alternative intéressante, tant pour les prestataires que pour les patients.
L’étude de l’AIM montre en plus de ces intérêts pour les prestataires et les patients, que le coût global est identique pour la sécurité sociale, et dans de nombreux cas avec des résultats soit identiques, soit meilleurs en ce qui concerne de nombreux aspects (biologie clinique, prescription d’antibiotiques…).
Le GBO invite donc la Ministre à intégrer tous ces aspects dans les recommandations qui sortiront sous peu de l’audit qu’elle a commandité sur le secteur des pratiques forfaitaires. S’il semble que des gains en efficience peuvent encore être espérés, comme dans de nombreux autres secteurs des soins de santé, il s’agit là surtout d’un modèle de la pratique de première ligne de demain pour nombre de jeunes, singulièrement dans le cadre de la double cohorte de médecins qui arrive l’an prochain et qui pourront être séduits par ces pratiques qui attirent de plus en plus de jeunes médecins.
Paul De Munck, Président
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